Calendar Email Sign Up Like FIAF on Facebook Follow FIAFNY on Twitter
French Institute Alliance Française (FIAF)
New Acquisitions | Choix du Mois

Bandes dessinées & Graphic Novels

The Library now offers hundreds of French language bandes dessinées and graphic novels in a variety of genres — fantasy, science-fiction, mystery, and humor.

Explore the incredible creativity and dynamism of young talents such as Manu Larcenet and Hub, as well as well-known artists such as Gotlib, Bilal and Loisel.

Catalog Searchs (external links)
- Bande dessinee
- bandes dessinees
- Roman graphique

 

Histoire de la BD

Discover for yourself why these publications are the best-selling titles in France!

Située au croisement des arts littéraire et graphique, la bande dessinée est une forme d’expression narrative suggérant le déroulement d’une histoire au moyen d’une succession d’images dessinées fixes organisées en séquences. Comme la littérature et le cinéma, la bande dessinée peut être découpée en genres : policier, noir, espionnage, historique, western, science-fiction, fantastique, fantasy, aventure etc.

Les premières caractéristiques de ce que l’on appelle aujourd’hui la bande dessinée apparaissent très tôt dans l’histoire. Ainsi, dès le Moyen-âge, des livres illustrés de miniatures contiennent déjà des bandeaux de textes qui font parler les personnages. En 1796, Jean-Charles Pellerin fonde l’Imagerie d’Epinal et devient le premier à imprimer en série ces fameuses images aux couleurs vives et aux sujets très variés traitant généralement de la religion, l’histoire (la Révolution française, les batailles, les uniformes militaires), ou tirés de romans à succès.

En Europe, c’est au Suisse Rodolphe Töpffer que l’on doit la première bande dessinée. Dans son Histoire de M. Jabot (1833), texte et image sont pour la première fois articulés de telle sorte que l’un n’a pas de sens sans l’autre. Parmi les pionniers de ce art nouveau on mentionnera également Nadar, Histoire de M. Lajaunisse (1839) ; Cham, Grandville, Gustave Doré, également connu pour ses peintures ; Albert Robida, Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul (1879) et et Caran d’Ache, Histoire de Marlborough (1885) ; Christophe, auteur de La Famille Fenouillard (1893) et du Sapeur Camember (1896). A la même époque, The Yellow Kid par Richard Felton Outcalut et The Katzenjammer Kids inaugurent la bande dessinée outre-Atlantique.

Avant d’être un phénomène d’édition, la bande dessinée était uniquement un phénomène de presse. L’histoire de la bande dessinée est donc étroitement liée à celle des journaux qui les publiaient. En 1905, Bécassine fait sa première apparition dans La Semaine de Suzette. Trois ans plus tard, ce sont Croquignol, Filochard et Ribouldingue (Les Pieds Nickelés) qui vivent leurs premières aventures dans L’Epatant sous la plume de Louis Forton. C’est qu’au début du  XXe siècle, la bande dessinée s’adresse avant tout à un public juvénile. Deux courants se forment parmi les revues qui publient ces bandes dessinées. Certaines sont destinées à un public populaire (le Petit Illustré, 1904 ; l’Epatant, 1908 ; Fillette, 1909 ; l’Intrépide, 1910 ; Cri-Cri, 1911), tandis que d’autres visent un public plus bourgeois (les Belles images, 1904 ; la Semaine de Suzette, 1905 ; l’Echo de Noël, 1906).

Alain Saint-Ogan est le premier dessinateur français à systématiser l’utilisation de phylactères (ou bulles) dans sa série Zig et Puce parue en 1925 dans le Dimanche illustré, supplément hebdomadaire pour la jeunesse du quotidien l’Excelsior. Tandis qu’aux Etats-Unis Tarzan et Buck Rogers lancent les strips d’action, en Belgique un certain Georges Rémi devient responsable du Petit Vingtième, le supplément pour la jeunesse du quotidien le XXe siècle et, en 1929, crée les personnages de Tintin et Milou sous le pseudonyme de Hergé.

Au début des années 1930, la concurrence grandit entre les revues françaises toujours plus nombreuses et pour beaucoup d’entre elles les temps sont durs. Le Journal de Mickey fait son apparition en France en 1934. Son succès immédiat inspire encore plus de nouvelles revues publiant surtout des artistes américains (Hurrah ! ; Jumbo ; Robinson ; le Journal de Toto ; l’As). De 1938 à 1940, Junior publie Futuropolis de Pellos, qui révolutionne la science-fiction. A noter enfin la naissance de l’hebdomadaire le Journal de Spirou en 1938, crée par Jean Dupuis, un éditeur belge.

La plupart des publications françaises cessent pendant la Seconde Guerre mondiale, interdites ou refusant de céder aux exigences de l’occupant, à l’exception de quelques magazines collaborationnistes (le Téméraire ; Fanfan la Tulipe ; le Mérinos). En Belgique, Tintin est publié en couleur et sous forme d’album pour la première fois. Mais en raison des restrictions de papier provoquées par la guerre, Hergé, avec l’aide d’Edgar P. Jacobs, le futur auteur de Blake et Mortimer, est obligé de retravailler les aventures du célèbre journaliste pour les faire tenir dans un album de 62 pages seulement.

A la fin de la guerre, de nouveaux périodiques apparaissent. Le Jeune Patriote, journal clandestin de la Résistance de 1942 à 1944 devient Vaillant. L’hebdomadaire Spirou revient en kiosque et compte dans ses rangs une pléiade d’artistes qui donneront naissance à l’Ecole de Marcinelle : Victor Hubinon (Buck Danny), André Franquin (Spirou et Fantasio), Morris (Lucky Luke), Peyo (Johan et Pirlouit), Jean-Michel Charlier, René Goscinny et Octave Joly.

En 1957, Gaston Lagaffe, le personnage d’André Franquin, fait ses premières bévues dans le Journal de Spirou.

Le journal Pilote paraît pour la première fois en 1959 et inaugure un nouveau chapitre dans l’histoire de la bande dessinée francophone. Novateur, cet hebdomadaire se démarque immédiatement des autres de par sa qualité, et offre les meilleurs bandes dessinées du moment ainsi que des rédactionnels très soignés. Dans ses pages, les jeunes lecteurs y retrouvent entre autres Ivanhoé de Leroy et Antonio Parras, Barbe-Rouge  et  Tanguy et Laverdure de Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon, Blueberry de Jean Giraud et Jean-Michel Charlier, les Dingodossiers de Gotlib, Philémon de Fred, Bob Morane de Gérald Forton, Gébé et Reiser conçoivent également quelques histoires courtes pour le périodique. C’est aussi dans le journal Pilote que deux célèbres Gaulois bagarreurs font leur apparition en 1959. Le premier album des aventures d’Astérix et Obélix sortira deux ans plus tard. C’est aussi dans Pilote que René Goscinny et Jean-Jacques Sempé racontent les aventures du Petit Nicolas. Devenu rédacteur en chef de Pilote en 1963, Goscinny, l’un des pères d’Astérix, décide en 1968 d’orienter le journal vers un public plus âgé avec des auteurs comme Claire Bretécher, par exemple.

Les années soixante voient une importante mutation de la bande dessinée francophone. Tandis que Spirou traverse une grave crise d’identité, le journal Vaillant devient Pif Gadget en 1969.

En 1975, Jean-Pierre Dionnet, Philippe Druillet et Moebius fondent les Humanoïdes Associés et créent Métal Hurlant, un magazine de bande dessinée de science-fiction qui s’arrêtera en 1987. Les années 70 marquent aussi une politisation de la bande dessinée adulte qui donne volontiers dans le pornographique mais aussi la contre-culture et le subversif, ce qui vaudra à plusieurs journaux des démêlés avec la justice : Actuel (1970), Hara Kiri (1960, qui deviendra Charlie Hebdo suite à une interdiction du journal par la justice). Seul le magazine Fluide Glacial fondé en 1975 par Gotlib sort du lot. Son humour débridé, libertaire, absurde, porté par des auteurs talentueux (Gotlib, bien sûr, mais aussi Manu Larcenet, Lelong, Edika, Franquin, pour ne citer qu’eux) ont valu au magazine un public fidèle de plusieurs générations de potaches et font jusqu’à ce jour le succès de ce magazine déjanté.

D’un graphisme qui se démarque d’avec la bande dessinée traditionnelle, abordant des thèmes nouveaux à travers des histoires plus complexes et mettant en scène des personnages ambigus, le roman graphique fait son apparition au début des années 1980. La Ballade de la mer salée d’Hugo Pratt est généralement considérée comme le premier roman de ce genre nouveau qui inspirera des auteurs comme Tardi, Cabanes, Forest, Comès, Sokal et Benoît Peeters.

L’émergence du roman graphique s’accompagne également d’une prise de conscience que le graphisme doit se mettre au service d’une bonne histoire. Un bon exemple de cette nouvelle tendance est l’éditeur Glénat qui publie Les passagers du vent de François Bourgeon. Au fil des ans, Glénat confirmera cette tendance en publiant des titres de grande qualité comme Grimion de Makyo ou Sambre de Yslaire. Chez Dargaud, Régis Loisel et Serge Le Tendre publient La Quête de l’oiseau du temps.

Autrefois représentée presque exclusivement par la presse, la bande dessinée devient de plus en plus l’affaire des éditeurs. Les périodiques ne s’en remettront pas et des grands noms comme Métal Hurlant, Pilote, Charlie Mensuel, Circus et, plus tard, Pif Gadget disparaissent.

Les éditions Delcourt font leur apparition en 1986 et s’imposent bientôt par leur exigence et professionnalisme avec par exemple des titres comme Aquablue de Thierry Cailleteau et Olivier Vatine ou Légendes des contrées oubliées de Bruno Chevalier et Thierry Ségur.

En 1990, un groupe de jeunes illustrateurs (Jean-Christophe Menu, Lewis Trondheim, David B., Mattt Konture, Stanislas Barthélémy et Mokeït) crée L’Association, une maison d’édition novatrice qui mêle différents formats et genres à son catalogue et qui a entre autres permis à Marjane Satrapi (Persepolis) et Joann Sfar d’atteindre la renommée que l’on sait.

Cette tendance vers des formats plus libres est toujours d’actualité. Les « grands éditeurs » suivent la tendance en créant de nouvelles collections qui tiennent compte du goût du public pour des œuvres souvent plus intimistes ou autobiographiques.

 









 
French Institute
Alliance Française (FIAF)

22 East 60th Street, NYC
212 355 6100
About FIAF
Visit Us
Contact Us
Careers
View Calendar
Email Sign Up
Press
Privacy Policy