Histoire de la BD
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Au début des années 1930, la concurrence grandit entre les
revues françaises toujours plus nombreuses et pour beaucoup d’entre elles les
temps sont durs. Le Journal de Mickey fait son apparition en France en 1934. Son succès
immédiat inspire encore plus de nouvelles revues publiant surtout des artistes américains
(Hurrah ! ; Jumbo ; Robinson ; le Journal de Toto ; l’As).
De 1938 à 1940, Junior publie Futuropolis de Pellos, qui révolutionne
la science-fiction. A noter enfin la naissance de l’hebdomadaire le Journal de Spirou en
1938, crée par Jean Dupuis, un éditeur belge.
La plupart des publications françaises cessent pendant la Seconde
Guerre mondiale, interdites ou refusant de céder aux exigences de l’occupant, à l’exception
de quelques magazines collaborationnistes (le Téméraire ; Fanfan la Tulipe ;
le Mérinos). En Belgique, Tintin est publié en couleur et sous forme
d’album pour la première fois. Mais en raison des restrictions de papier provoquées
par la guerre, Hergé,
avec l’aide d’Edgar
P. Jacobs, le futur auteur de Blake
et Mortimer, est obligé de retravailler les aventures du célèbre
journaliste pour les faire tenir dans un album de 62 pages seulement.
A la fin de la guerre, de nouveaux périodiques apparaissent. Le
Jeune Patriote, journal clandestin de la Résistance de 1942 à 1944 devient Vaillant.
L’hebdomadaire Spirou revient en kiosque et compte dans ses rangs une pléiade
d’artistes qui donneront naissance à l’Ecole de Marcinelle : Victor
Hubinon (Buck Danny), André Franquin (Spirou
et Fantasio), Morris (Lucky
Luke), Peyo (Johan
et Pirlouit), Jean-Michel
Charlier, René Goscinny et
Octave Joly.
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