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Livre
Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi
Mathias Malzieu
Grasset, 2006.
Mathias, une trentaine d'années mais une âme d'enfant, vient de perdre sa mère. Sans le géant qu'il rencontre sur le parking de l'hôpital, que serait-il devenu ? Giant Jack, 4,50 mètres, « docteur en ombrologie », soigne les gens atteints de deuil. Il donne à son protégé une ombre, des livres, la capacité de vivre encore et de rêver malgré la douleur... Il le fera grandir.
Bourré de clins d’œil littéraires, cinématographiques et musicaux, ce premier roman relève haut la main le pari improbable de parler sur fond de conte fantastique de la difficulté de reprendre une vie normale après la disparition d’un être cher. Tour à tour drôle et terriblement émouvant, Mathias Malzieu nous entraîne sans effort dans son univers merveilleux. Un livre généreux et sincère qui se lit d’une traite. |
Georges Brassens fait partie de ces artistes dont les chansons traversent les époques en se jouant des modes. Ses talents de compositeur, sa truculence et la poésie qui se dégage de ses textes ont inspiré quantité d’artistes de toutes tendances musicales.
Vingt ans après sa disparition, quinze groupes se sont réunis pour enregistrer cet excellent album en hommage à cet « ours mal léché » de la chanson qui préférait la compagnie des copains aux gloires de la scène, et nous offrir leurs interprétations de ses chansons les plus connues. On notera surtout « Supplique pour être enterré à la plage de Sète » en reggae par Magyd-Cherf, « La ballade des gens qui sont né quelques part » par Tarmac, « Il n’y a pas d’amour heureux » par Tanger/Keren-Ann, « Pauvre Martin » par les Têtes raides, « Embrasse-les tous » par Bénabar, « La non-demande en mariage » par Miossec et « La complainte des filles de joie » à laquelle Juliette donne une teinte blues/jazz.
Une piste cachée à la fin du CD donne à entendre la lecture de deux lettres qu’écrivit Georges Brassens en 1949, ainsi qu’une reprise de « Stances à un cambrioleur », une chanson sans amertume qui s’adresse au voleur « comme il faut » qui cambriola sa maison et qu’il remercie au passage d’avoir « bien fermé la porte en repartant/De peur que des voleurs n’emportassent le reste ». |
Never out of date because he never followed the trends, Georges Brassens’ music stands the test of time. His talents as a composer, his biting sense of humor, and his poetic lyrics continue to inspire artists of every musical tendency.
Twenty years after his passing, 15 leading French groups combined forces to record an outstanding tribute album to chanson française’s “grumpy old bear” who always preferred the company of his friends to the spotlight of stardom. These groups have interpreted some of his most famous songs, highlights including a reggae version of “Supplique pour être enterré à la plage de Sète” by Magyd-Cherf, “La ballade des gens qui sont né quelque part” by Tarmac, “Il n’y a pas d’amour heureux” by Tanger and Keren Ann, “Pauvre Martin” by the Têtes Raides, “Embrasse-les tous” by Bénebar, “La non-demande en mariage” by Miossec, and “La complainte des filles de joie” to which Juliette adds a jazzy touch.
A hidden track includes a reading of two letters that Georges Brassens wrote in 1949 as well as a remake of “Stances à un cambrioleur” a playful song that he sings to the “considerate” thief who robbed his home and whom he thanks for so kindly “locking the door upon leaving/ to ensure that other thieves wouldn’t take the rest.” |